vendredi, 26 mai 2017
FacebookTwitterRSS Feed
   
Texte

39 19 - Contre les Violences envers les femmes, brisez le silence !

39 19 - Contre les Violences envers les femmes, brisez le silence !

Malala Yousafzai, Prix nobel de la Paix 2014, est devenue l'incarnation de cette lutte et je tiens à rendre  hommag à son courage personnel sans bornes, elle incarne celui de toutes les femmes anonymes, sans voix, victimes de violences. Elle symbolise l’espoir.

Communiqué de presse du 25 novembre 2014 :

39 19 - Contre les Violences envers les femmes, brisez le silence !

A l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le 25 novembre, le Secrétaire Général des Nations Unies propose une campagne de 16 jours d’activisme.
Françoise Laborde, vice-présidente de la Délégation aux Droits des Femmes du Sénat, rappelle qu'au-delà de la dramatique énumération des statistiques, les violences envers les femmes sont perpétrées au quotidien, dans l’intimité des familles, dans les lieux publics, sur les lieux de travail, parfois même au nom des religions. C'est vrai dans notre pays et dans le monde entier.
"Symbole de ce combat, Malala Yousafzai, Prix nobel de la Paix 2014, est devenue l'incarnation de cette lutte et je tiens à lui rendre un hommage. Figure emblématique au courage personnel sans bornes, elle incarne celui de toutes les femmes anonymes, sans voix, victimes de violences. Elle inspire le respect et nous donne la force d’aller de l’avant, pour les droits des femmes et contre l’obscurantisme.  Pour moi, Malala symbolise l’espoir."
Enfin, Françoise Laborde rappelle que, malgré une campagne d'échelle internationale, 8 mois après leur enlèvement, le monde est toujours sans nouvelles des 200 lycéennes nigérianes enlevées.
"Ne les oublions pas. Mon indignation est intacte face au drame vécu par ces jeunes filles, vendues comme esclaves ou mariées de force. Le cours de leur vie a basculé dans la violence, lâchement détourné, aux yeux du monde entier et l’ampleur de ce drame a marqué les esprits. Elles symbolisent la lutte des sans voix."
Elle conclut : "Nous devons continuer notre mobilisation, dans l’espoir qu’elles retrouvent un jour leur liberté et leurs familles. Pour toutes les femmes, nous devons continuer à combattre les viols, mutilations sexuelles, exploitation et marchandisation du corps des femmes, privation de liberté, mariages forcés et toutes formes de violences y compris les violences psychologiques."

 

Campagne de l'Organisation des nations Unies

Du 25 novembre au 10 décembre 2014, la campagne de l'ONU « 16 jours pour peindre le monde en orange » symbolise la lutte contre la violence faite aux femmes.

Chaque 25 de mois, est proclamée une journée orange pour appeler à l'élimination sans réserve, hésitation ni délai de la violence contre les femmes. Portez du orange, orangez votre quartier, organisez des événements orange dans votre quartier, avec vos proches voisins.

La campagne du Secrétaire général « Tous UNiS pour mettre fin à la violence à l'égard des femmes » a proclamé tous les 25 du mois une « Journée orange », nous invitant tous à porter du orange pour appeler à l'élimination sans réserve, hésitation ni délai de la violence contre les femmes.

Cette année, nous vous invitons à « Oranger votre quartier » dans les rues, les magasins et les commerces près de chez vous et à vous joindre à nous en organisant des « Événements orange» dans votre quartier, du 25 novembre au 10 décembre.

Rendez visite à vos proches voisins, aux magasins près de chez vous, aux magasins d'alimentation situés au coin de votre rue, aux stations d'essence, aux cinémas locaux, aux salons de coiffure, aux librairies et aux bureaux de poste.


Projetez des lumières orange et accrochez des drapeaux oranges dans les monuments locaux, « colorez d'orange» votre supermarché local, les écoles, les événements sportifs, attachez des rubans oranges là où cela est permis et organisez des «marches oranges» le 25 novembre.

« Je me félicite que de nombreuses voix s'élèvent en faveur de l'éradication de cette violence, qui touchera près d'une femme sur trois au cours de sa vie. Je salue l'action des dirigeants qui s'efforcent, par leur action législative et par un changement des mentalités, de contribuer à cette cause. Je rends également hommage à tous ces héros qui, partout dans le monde, aident les victimes à se rétablir et à devenir des agents de changement. »
M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU, 25 novembre

Ce que les écoles et les universités peuvent faire :
• Tenir des conférences, des séminaires, des ateliers pour former tous les éducateurs à tous les niveaux sur la problématique hommes-femmes et les problèmes d'inégalité entre les sexes, y compris pour leur apprendre à reconnaître et aborder la violence à l'égard des femmes.
• Organiser des discussions de groupe, des colloques et des débats pour les élèves ou les étudiants sur la question de la violence à l'égard des femmes auxquels des ONG locales, des membres du gouvernement, des universitaires ou des personnalités du secteur privé seront invités à participer comme orateurs extérieurs.
• Inclure des activités visant à sensibiliser et à promouvoir la prévention de la violence à l'égard des femmes dans votre programme d'études.
• Organiser un concours d'art oratoire sur la question, visant en particulier les garçons et les étudiants.
• Lancer un concours de rédactions ou de dissertations sur le sujet de la violence à l'égard des femmes. Les travaux primés pourraient être affichées sur votre site ou remis à un journal local pour publication.
• Organiser un concours d'art/d'affiches en demandant aux élèves ou aux étudiants de conceptualiser le problème.
• Demander aux élèves de créer une animation flash ou des cartes postales électroniques pour mettre en lumière le problème de la violence à l'égard des femmes, en particulier dans le contexte local.
Pour les entreprises
• Tenir des ateliers obligatoires de sensibilisation aux questions d'égalité des sexes à l'intention des employés de votre société.
• Mettre en oeuvre une politique de tolérance zéro envers la discrimination et le harcèlement sexuels dans votre lieu de travail.
• Demander au personnel de nommer une représentante des femmes pour vos employés.
• Sélectionner une ONG locale qui s'emploie à mettre fin à la violence à l'égard des femmes comme bénéficiaire des dons caritatifs de votre entreprise pour l'année.


Ce que la société civile peut faire :
• Travailler avec les responsables gouvernementaux aux niveaux local et national en vue de mettre fin à la violence à l'égard des femmes dans votre pays ou votre communauté. Vous pouvez consulter la base de données sur la violence à l'égard des femmes, pour trouver le cadre juridique de votre pays, les politiques et programmes portant sur le sujet ainsi que les données et les statistiques.
• Lancer une campagne de SMS/messages textuels pour sensibiliser votre pays ou votre communauté à la violence sexiste dans votre pays ou votre communauté.
• Établir un recueil d'histoires concrètes d'hommes et de femmes s'employant à mettre fin à la violence à l'égard des femmes et l'envoyer aux responsables gouvernementaux, aux ONG et aux médias.
• Organiser des séminaires et des conférences centrés sur des questions comme la législation nationale sur la violence à l'égard des femmes et le rôle que peuvent jouer les hommes pour arrêter la violence à l'égard des femmes dans les communautés locales.
• Demander aux artistes de la région de créer une oeuvre contre la violence à l'égard des femmes et organiser une exposition pour présenter les oeuvres.
Ce que les gouvernements et les autorités locales peuvent faire :
• Adopter des plans d'action nationaux et locaux visant à mettre fin à la violence à l'égard des femmes, y compris en attribuant des fonds et des ressources à des programmes et activités de prévention et de sensibilisation.
• Examiner la législation existante et identifier les lacunes et les domaines à renforcer en collaboration avec les groupes de la société civile. Élaborer des politiques et des règlements permettant l'application de la législation à tous les niveaux, y compris par les responsables chargés de la santé, de la police et de la justice.
• Ratifier les traités internationaux relatifs à la question dont votre pays n'est pas encore partie.
• Améliorer la collecte de données sur la violence à l'égard des femmes et des filles, y compris par des enquêtes auprès de la population.
• Inaugurer un prix annuel afin d'honorer les femmes et les hommes qui oeuvrent sur le plan national ou local à mettre fin à la violence à l'égard des femmes.
• Créer des comités intersectoriels de coordination en vue de traiter de la question de la violence à l'égard des femmes en collaboration avec les groupes de la société civile.

Parce que :
• La violence contre les femmes est une violation des droits de l'homme.
• La violence contre les femmes résulte d'une discrimination à l'égard des femmes, tant dans le droit que dans les faits, ainsi que de la persistance d'inégalités entre hommes et femmes.
• La violence contre les femmes a de lourdes conséquences et peut empêcher la réalisation de progrès dans certains domaines, comme l'élimination de la pauvreté, la lutte contre le HIV/sida et la paix et la sécurité.
• La violence contre les femmes et les filles n'est pas inéluctable et sa prévention est non seulement possible mais essentielle.
• La violence contre les femmes est un problème mondial. Jusqu'à 70 pour cent des femmes sont victimes de la violence au cours de leur vie
Faits et chiffres
• 35% des femmes et filles sont exposées à une forme de violence physique et/ou sexuelle au cours leur vie et 7 femmes sur 10 sont victimes d'abus dans certains pays.
• On estime que plus de 30 millions de filles âgées de moins de 15 ans risquent de subir des mutilations génitales féminines et que plus 130 millions dans le monde en ont été victimes.
• Dans le monde, plus de 700 millions de femmes aujourd'hui mariées l'ont été enfant, dont 250 millions avant l'âge de 15 ans. Les filles qui se marient avant l'âge de 18 ans ont moins de chances de finir leur scolarité et sont plus exposées à la violence domestique et aux complications liées à la grossesse.
• Les coûts et conséquences dus à la violence à l'égard des femmes se font sentir sur plusieurs générations.

16 jours pour peindre le monde en orange
La campagne du Secrétaire général « Tous UNiS pour mettre fin à la violence à l'égard des femmes » a proclamé tous les 25 du mois une « Journée orange », nous invitant tous à porter du orange pour appeler à l'élimination sans réserve, hésitation ni délai de la violence contre les femmes.
Cette année, nous vous invitons à « Oranger votre quartier » dans les rues, les magasins et les commerces près de chez vous et à vous joindre à nous en organisant des « Événements orange» dans votre quartier, du 25 novembre au 10 décembre.
Rendez visite à vos proches voisins, aux magasins près de chez vous, aux magasins d'alimentation situés au coin de votre rue, aux stations d'essence, aux cinémas locaux, aux salons de coiffure, aux librairies et aux bureaux de poste.
Projetez des lumières orange et accrochez des drapeaux oranges dans les monuments locaux, « colorez d'orange» votre supermarché local, les écoles, les événements sportifs, attachez des rubans oranges là où cela est permis et organisez des «marches oranges» le 25 novembre.


La date du 25 novembre a été choisie en mémoire des trois sœurs Mirabal, militantes dominicaines brutalement assassinées sur les ordres du chef d'État, Rafael Trujillo.


Vous trouverez plus d'informations sur la page « Gros plan » d'ONU Femmes consacrée à cette Journée :