25 novembre : journée internationale pour l'élimination de la violence envers les femmes

25 novembre : journée internationale pour l'élimination de la violence envers les femmes

Une proposition de résolution est déposée pour faire suite au rapport de la délégation aux droits des femmes du Sénat sur les violences faites aux femmes en situation de handicap :

A l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, Roland Courteau (SOCR, Aude), Chantal Deseyne (LR, Eure-et-Loir), Françoise Laborde (RDSE, Haute-Garonne) et Dominique Vérien (UC, Yonne) déposent, avec Annick Billon (UC, Vendée), Présidente de la Délégation aux droits des femmes du Sénat, une proposition de résolution pour lutter contre les violences faites aux femmes en situation de handicap, dans le prolongement du rapport d’information Violences, femmes et handicap : dénoncer l’invisible et agir ![1]

Ce texte alerte sur la particulière vulnérabilité des femmes en situation de handicap aux violences. En effet, qu’elles soient physiques, sexuelles ou psychologiques, ces violences menacent les femmes en situation de handicap dans tous les aspects de leur quotidien : dans les institutions spécialisées, au domicile, au travail ou dans les transports. Elles peuvent être commises par des professionnels comme par des proches, et concernent tous les âges de la vie.

La proposition de résolution encourage un changement de regard de l’ensemble de la société et des acteurs de la chaîne judiciaire, « afin que la femme et la citoyenne soient plus visibles que la personne en situation de handicap et que la parole de ces femmes qui dénoncent des violences soit entendue », a commenté Françoise Laborde.

De plus, ce texte rappelle que l’autonomie - plus particulièrement économique - des femmes en situation de handicap est une condition de leur protection contre le risque de violences auquel elles sont plus particulièrement exposées. Selon Chantal Deseyne, « renforcer l’autonomie économique de ces femmes est impératif ; cela suppose des efforts significatifs en termes d’accès aux études, aux formations et à l’emploi ».

La proposition de résolution souligne donc la nécessité de mieux connaître ces violences par des études régulièrement actualisées, d’intensifier la formation et la sensibilisation des différents acteurs, de renforcer l’autonomie professionnelle et financière des femmes en situation de handicap, et de progresser dans l’accès aux soins, notamment gynécologiques, ainsi que dans l’accessibilité de la chaîne judiciaire, comme des lieux d’hébergement d’urgence.

Elle rend également hommage aux associations qui contribuent, en accueillant et en accompagnant au quotidien les victimes, à lutter contre ces violences inacceptables mais encore souvent taboues.

Pour Roland Courteau, « il est indispensable que la dimension de l’égalité entre femmes et hommes soit systématiquement intégrée à toutes les politiques du handicap et, inversement, que la dimension du handicap soit prise en compte dans toutes les politique de lutte contre les violences faites aux femmes ».

« Cette proposition de résolution doit être l’un des outils pour que les femmes en situation de handicap ne soient pas les oubliées des mesures qui découleront du Grenelle de lutte contre les violences conjugales, après les annonces qui seront faites aujourd’hui par le gouvernement », a  souligné Dominique Vérien.

« La proposition de résolution appelle à une prise de conscience généralisée des violences, notamment sexuelles, qui menacent les femmes en situation de handicap et à une mobilisation de toute la société contre ce fléau » a conclu Annick Billon, présidente de la délégation.

Pour aller plus loin, consulter :

- le rapport Violences, femmes et handicap : dénoncer l’invisible et agir ! : http://www.senat.fr/notice-rapport/2019/r19-014-notice.html

- la page internet de la délégation sur ses travaux relatifs aux violences faites aux femmes handicapées : http://www.senat.fr/commission/femmes/missions/violences_faites_aux_femmes_handicapees.html

 

[1] Rapport n° 14 (2019-2020), fait au nom de la délégation aux droits des femmes par Roland Courteau, Chantal Deseyne, Françoise Laborde et Dominique Vérien, adopté le 3 octobre 2019.