mercredi, 24 mai 2017
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Situation des sages-femmes et des maïeuticiens

Situation des sages-femmes et des maïeuticiens

2014/02/20 - Lors de la séance de questions d'actualité au Sénat, le jeudi 20 février 2014, j'ai interrogé le gouvernement sur la situation des sages-femmes et des maïeuticiens, voici le texte de ma question :

 

Ma question s’adresse à Mme la Ministre des Affaires sociales et de la Santé et concerne le mouvement social des sages-femmes, entamé il y a plus de quatre mois, mais qui couronne une revendication vieille de plus de vingt ans.

Ces dernières, dont le quotidien n’est pas « rose layette » comme j’ai pu le lire dans la presse réclament une revalorisation de leur place dans le système de santé et ont manifesté en ce sens, hier, à Paris, pour la troisième fois depuis le mois d’octobre.

Aujourd’hui près de 20.000 sages-femmes et maïeuticiens, accompagnent les femmes pendant et après leur grossesse et particulièrement au cours de leur accouchement. Leur importance dans le parcours de santé des femmes n’est plus à démontrer, elles restent cependant parfois considérées comme de simples supplétifs.

Depuis le 7 novembre 2013, le gouvernement a entamé des négociations et mis en place un groupe de travail, qui doit rendre ses conclusions dans les prochains jours, et il convient de saluer cette écoute… car bien des gouvernements étaient restés sourds et surtout passifs sur ce dossier.

La question de l’évolution de leur statut est au centre des discussions. Cette revendication est légitime. Certaines organisations réclament le statut de « praticien hospitalier », ce qui peut poser problème MAIS d’autres organisations préfèrent un maintien dans la fonction publique. Comment le Gouvernement entend-il adapter le statut de ces professionnelles aux réalités de leurs missions ?

D’autres questions appellent également des réponses de votre part :

  • Est-il possible de leur confier davantage de responsabilités ? Et quelle articulation avec les autres professionnels de santé ?
  • Quelle place pour les sages-femmes dans les établissements, et notamment dans leur gouvernance ?
  • Doit-on apporter des modifications leur formation universitaire initiale ?
  • Enfin, Mme la Ministre, vous avez annoncé une revalorisation salariale, pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?

Les Sages-femmes et maïeuticiens attendent des décisions et donc des réponses concrètes à leurs revendications précises.

Je profite des quelques secondes qui me restent, Mme la Ministre, pour lier les revendications des sages-femmes aux préoccupations de toutes les femmes face à la pénurie de  spécialistes de gynécologie médicale, sur tout le territoire.